Les coquillages ont, depuis les temps les plus reculés, exercé sur l’homme un puissant attrait. Symboles culturels ou objets d’art, ils ont été utilisés comme fétiches religieux, monnaie ou ornements.
L’engouement pour les porcelaines remonte au 17ème siècle, lors des grandes explorations maritimes, les naturalistes de l’époque embarqués sur les navires des explorateurs ramenèrent une multitude de faunes étranges et exotiques, parmi lesquels des coquillages aux formes élégantes et aux couleurs éclatantes. Les premières classifications des porcelaines et la plupart de leurs appellations et descriptions furent établis à cette période.
Présentation :
Les cypraeidae constituent une famille de mollusques qui compte plus de 250 espèces. L’une des plus célèbres est la cypraea ou « porcelaine », nom couramment donné à ce gastéropodes marins proches des escargots. Les porcelaines mesurent en moyenne de 5 millimètres à 15 centimètres de longueur ; leur taille varie suivant le sexe.
L’animal :
L’animal est pourvu d’un large pied allongé et d’un manteau hérissé de papilles qui recouvre, en partie ou en totalité, la coquille protégeant ainsi toute incrustation et tout ternissement. Dépourvu d’opercules, il est néanmoins bien protégé lorsqu’il se rétracte par l’étroite ouverture de sa coquille.

Les deux tentacules supportent les yeux. La plupart des espèces sont herbivores, quelques-unes sont carnivores. Elles se nourrissent par leur appareil buccal : le proboscis. Le siphon est le canal respiratoire de l’animal de respirer. Les sexes sont séparés. La femelle pond des milliers d’oeufs sous forme de chapelets qui éclosent au bout de quelques semaines, libérant une larve.
Les porcelaines vivent en colonies, à peu de distance des côtes, sur des formations coralliennes d’un bon nombre des mers chaudes du globe. Elles sont timides ; pour fuir la lumière elles s’abritent dans des anfractuosités ou sous des blocs de coraux et quelquefois enfoncées dans le sable. Elles ont pour la plupart une activité nocturne.
La coquille :
La coquille de structure spiralée est d’aspect lisse et polie, brillante, ce qui a valu à ce coquillage aux couleurs chaudes sa dénomination. Elle est ovale, oblongue et convexe. Son ouverture longitudinale est bordée de lèvres assez étroites, les deux bords des columelles internes sont dentés et échancrés aux extrémités. Il existe toutefois quelques espèces au test granuleux.

Les porcelaines ont la particularité de pouvoir augmenter l’espace intérieur de leur coquille. De même, elles peuvent augmenter sensiblement leur volume extérieur en sécrétant de nouvelles couches de nacre à l’aide de leur manteau ; elles procèdent d’ailleurs de la même façon pour réparer les cassures pouvant survenir à leur coquille.
La forme et la coloration des coquilles varient beaucoup avec l’âge de l’animal , à tel point que la même espèce examinée à diverses périodes de son accroissement semble pouvoir appartenir à des espèces et même à des genres différents.
La répartition des espèces :
Pour les besoins de la malacologie (étude des mollusques), la surface des océans est divisée en huit provinces réunissant les mêmes espèces de porcelaines. La plus vaste de ces provinces est « l’Indo- Pacifique », elle s’étend des côtes africaines à l’île de Pâques, englobant la plus grande partie de l’océan Indien et de l’océan Pacifique. Elle comprend elle-même des sous-provinces qui sont des portions isolées par de profondes failles ou par des courants froids, ce qui a empêché la propagation de leur faune, qui est de ce fait restée endémique.
L’identification :
L’identification de certaines porcelaines pose parfois des problèmes du fait de la similitude existant entre plusieurs espèces. Le moyen le plus sûr pour ne pas faire d’erreur consiste à compter les dents des lèvres internes et externes des différentes pièces à classer. Il est prouvé que les porcelaines d’une même espèce, lorsqu’elles ont la même taille, ont un nombre identique de dents.
Les cotes :
Le prix des porcelaines n’est pas fixe et varie quelquefois considérablement en fonction de leur beauté et surtout de leur taille. De plus, la loi de l’offre et de la demande fait que certaines espèces moyennement rares mais très demandés sont soumis à une surenchère, par contre des espèces très rares mais peu spectaculaires, trouvent difficilement preneur. Ceci dit, il existe tout de même une échelle approximative des valeurs, établie par les marchands qui sont à même de faire des recoupements entre les différentes listes de prix qui leur sont expédiées du monde entier.
Les porcelaines les plus rares ne le sont qu’en raison de la très grande profondeur de leur habitat ou de leur zone d’évolution encore peu explorée ou difficile d’accès.
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