Lundi 18 juillet, départ matinal pour Fisterra. Situé sur la pointe de la Galice, Fisterra, c’est la fin des terres. Cette petite ville côtière se trouve à quelques jours de marche de Saint-Jacques de Compostelle et il est de coutume d’y finir son pèlerinage. Mon crédit temps ne me permet pas d’y aller à pied, je fais donc le trajet en bus. Il me reste à parcourir ce matin 3 kilomètres pour atteindre le cap. Il fait beau la mer est bleue azur. J’arrive sur ce lieu mythique qui marque la fin du chemin terrestre. Face à l’océan, la borne finale indique le kilomètre zéro. Le bus me ramène à Santiago, le lendemain retour au bercail !
C’est une longue marche dont on ne sort pas indemne ; un voyage aussi riches de paysages et de rencontres que de spiritualité ; une expérience pleine d’émotion. C’est au fil des jours que je suis vraiment devenu pèlerin que j’ai commencé à comprendre l’esprit du chemin. La longue marche a opéré en moi une transformation lente et progressive je me suis laissé dériver dans un autre espace temps un autre rythme et au fil des pas l’alchimie du chemin a fait son œuvre il m’a offert quelque chose d’extrêmement rare une parenthèse de déconnexion totale. Je me remémore tout ce que j’ai vécu depuis le début et comment j’en suis arrivé là cette traversée de l’Aubrac, le passage des Pyrénées en un seul jour, la Meseta seul au monde qui laisse des traces dans les jambes et dans la tête. Cette aventure a été aussi marquée par de riches rencontres humaines. Merci à toi Véronique, Colette, Anthony, Brigitte, Hervé, Patrick, Virginie, Marina, Sébastien, Dominique, Charles, Jean-Claude.
Jamais je n’aurais pu parvenir au bout de ce périple sans le soutien quotidien de ma moitié. Grâce aussi aux encouragements de mon fils Alexis, de ma famille, de mes amis proches et de vous tous les instagrameuses et instagrameurs. Encore merci.
ll est lourd, très lourd parfois, le poids que l’on continue de porter consciemment ou inconsciemment sur ses épaules. Alors si un jour, tu empruntes le chemin, oublie tout ce que tu sais, oublie tout ce que tu es, et laisse-toi marcher. Dans le silence et la solitude, dans les rencontres, les pleurs et les rires, avance, avance et embrasse le présent. Le chemin s’occupe de tout… Ultreïa !









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