Jeudi 30 juin, pour mon quarantième jour de marche le chemin me conduit à Calzadilla de la Cueza. Les premiers kilomètres se font sur la route. À peine le temps de démarrer de Villalcázar de Sirga avec d’un côté le coucher de lune et de l’autre le lever de soleil, que j’arrive à Carrión de los Condes pour la pause tortilla et café con leche. Après cette halte, je m’engage sur un tracé tiré au cordeau, presque plat, aux interminables lignes droites, qui évolue entre des champs de céréales et quelques parties boisées. C’est incroyable de marcher pendant près de deux heures sans une seule courbe, toujours droit devant. Ce tronçon monotone de plus de 17 km sans variation de paysage et sans aucun village est le plus long de tout le Chemin Français. Il n’y a pas âme qui vive, sauf les pèlerins. Cette étape de 23 km m’aura permis de me mettre à l’écoute de moi-même. Dans le lointain, je devine un clocher, puis peu à peu, Calzadilla de la Cueza apparaît devant moi. Je trouve à me loger à l’albergue los Canarios. Pour le dîner, j’opte pour le menu du pèlerin, soit très peu de choix à petit prix.






Laisser un commentaire