Lundi 27 juin, c’est mon anniversaire, quel beau cadeau cette étape. Aujourd’hui j’entre dans la Meseta ce haut plateau agricole mythique, quasi désertique, passage redouté voir évité de certains pèlerins à cause de ses longues lignes droites sur le plat. Je l’attends avec impatience. Après 45 minutes, je quitte enfin l’agitation de la capitale provinciale. Je suis content de retrouver le chemin et ses cailloux, fini les rubans goudronnés et les trottoirs. Je serpente le long d’un chemin rectiligne en pente douce dans les collines de Castille. Je photographie des cigognes qui ont élues domicile sur le clocher d’un village. C’est à partir de là que la montée commence. Le plateau est en altitude avec ses lignes droites de l’ennuie à perte de vue, à travers de vastes terres céréalières sans oublier les champs d’éoliennes. Je marche seul pendant de nombreux kilomètres, le silence est troublé par le seul chant des oiseaux et le vent. Les villages sont dans des vallées-canyons donc à chaque fois on descend pour remonter avec un fort dénivelé positif et négatif. J’avance à bonne allure avec le vent dans le dos. Vers 13 heures, sans les avoir espérés si tôt, cachés dans le creux d’un vallon, apparaissent le clocher et l’enchevêtrement de toits de tuiles d’Hontanas. Juste à temps pour passer à table. L’arrivée dans ce petit village de pierres sèches et tuiles rouges niché dans un des trous du plateau aride est un délice, une récompense pour ces 32 kilomètres parcourus sous un soleil écrasant. Je prends mes quartiers pour les repas et pour la nuit dans une chambre seul de l’hôtel Fuentestrella.












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