Grand jour ce vendredi 17 juin, car c’est l’une des plus emblématiques étape du chemin de Compostelle ; la première étape du Chemin Français. Cette étape de montagne mythique traversant les Pyrénées et menant à Roncevalles, est longue de 24 km. Elle est réputée pour être l’une des plus difficiles, mais aussi l’une des plus belles. Au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port, j’emprunte la route Napoléon en direction du col de Roncevaux, à une altitude de 1 430 mètres avec des côtes allant parfois jusqu’à 20%. Une pause s’impose au refuge d’Orisson où je retrouve Marina qui m’accompagnera pour la suite du parcours. Un peu plus haut, j’aperçois, dressée sur un rocher, la Vierge de Biakorri. Les vues panoramiques sur les montagnes et les vallées en contrebas sont à couper le souffle. Les paysages sont variés, cela va des forêts verdoyantes aux crêtes escarpées, en passant par des champs de pâturages. Tout au long de cette montée chaque pas est savouré, régulièrement je fais un 360° je ne veux rien perdre, rien regretter. Je croise des animaux d’alpages en liberté, mon coup cœurs va aux chevaux, les pottoks. Je suis surpris de découvrir des dizaines de vautours réunis autour d’une carcasse.Le chemin est long et difficile, mais la beauté des paysages environnants compense largement les efforts. Au food truck, j’achète quelques victuailles pour mon repas du midi. Je franchis la frontière franco-espagnole, passe ensuite au col de Bentarte et arrive à la fontaine de Roland où une stèle annonce que j’entre sur le territoire de la Navarre. Après cette longue montée, le chemin amorce enfin sa descente, d’abord à découvert, puis très vite sous les forêts sombres jusqu’à Roncevalles. En moins de 7 heures je boucle mon étape qui aura mis à l’épreuve mon endurance physique. Je me présente à l’accueil de l’Albergue Orreaga. Je suis la procédure espagnole, premier arrivé, premier servi, il y a environ 200 places, je doit être le vingtième donc pas de soucis. On m’installe dans un boxe de 4 couchettes dans un immense dortoir de 72 lits. L’ambiance change, c’est un tourisme de masse qui fait son apparition, peu en accord avec l’esprit du chemin ! À 20 heures après le dîner, j’assiste dans la collégiale à la messe suivie de la bénédiction des pèlerins.





















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