Vendredi 10 juin, je pars requinqué d’un pas résolu vers Aire-sur-l’Adour. Une journée presque entière à sillonner les petites collines du Gers et ses grands champs de maïs qui descendent jusqu’à la grande plaine de l’Adour. Au pays de l’Armagnac, la vigne reste aussi présente. Des kilomètres durant le paysage n’évolue pas, le maïs est partout, dans une morne plaine sans relief, sans mystère, toujours ces insipides champs sans âme. Je fais la connaissance de Marina, cette jeune femme attachante à l’instinct baroudeuse. Délivrance enfin ! je vois le bout de cette étape. Je franchis le pont qui enjambe l’Adour et je me rends sur les hauteurs dans un beau quartier. Je suis impatient de rejoindre mon hébergement insolite la Chapelle des Ursulines. L’esprit des lieux a été préservé fresques, allégories, vitraux, autel, peintures d’origine. Cette chapelle désacralisée est constituée d’un choeur, une nef où je dînerai sur cette grande tablée, une sacristie transformée en une grande chambre de 7 lits où je dormirai. Un moment unique sur mon chemin.









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